Image: Highland scene in Amhara, Ethiopia. © The Oakland Institute

 

Depuis 2014, la campagne Our Land Our Business (Nos Terres, Notre Business) exige la fin des indicateurs Doing Business et Enabling the Business of Agriculture (EBA, en français « Améliorer le Climat des Affaires dans l’Agriculture » ou ACAA) de la Banque Mondiale. Ces indicateurs et leur système de classement des pays récompensent les Etats qui abaissent leurs normes environnementales, sociales, fiscales et facilitent le pillage de leurs ressources naturelles, telles que l’eau et la terre, au profit des grandes entreprises. Ces classements mettent en concurrence les pays en vue d’être perçus comme toujours plus favorables aux investissements étrangers et de recevoir les aides financières des donneurs bilatéraux et de la Banque Mondiale.

Dernières nouvelles

Pourquoi ‘Banque mondiale’ et ‘agroécologie’ ne font pas bon ménage?

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New Report Shows How World Bank Enables Corporate Land Grabs

Source: April 24, 2019 Alnoor Ladha, Truthout At the World Bank’s annual meeting this month, the Bank’s new president and former Trump…

Flawed conditions: the impact of the World Bank’s conditionality on developing countries

Gino Brunswijck Source: Eurodad The World Bank exerts enormous influence over the economies of developing countries through loan conditions, advisory services, technical…

The highest bidder takes it all: The World Bank’s new scheme to privatise land in the Global South

Source: The Bretton Woods Project April 4, 2019 Frédéric Mousseau SUMMARY The World Bank is launching an unprecedented attack on the commons…

Un Nouvel Indicateur Foncier Au Service De La Logique Néolibérale

Source: SOS FAIM March 27, 2019 – Défis Sud – Doing Business (DB) d’abord, Enabling the Business of Agriculture (EBA) ensuite. Les…

A Response to Klaus Deininger’s Blog Post The World Bank’s Land and Poverty Conference: 20 years on

Dear Mr. Deininger, Your recent blog post surprisingly contradicts the prescriptions and policy guidance that your organization, the World Bank, gives to…

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#WorldVsBank

Les Banquiers Mondiaux

Les Banquiers Mondiaux favorisent l’accaparement des terres dans le monde entier.

Le classement Doing Business de la Banque Mondiale donne des bonnes notes aux pays quand ils favorisent le ‘climat des affaires’. Cela consiste à faciliter l’entrée et les activités des entreprises étrangères dans les pays, en réduisant par exemple les procédures administratives, les règlementations sociales et environnementales, en diminuant les taxes ou en supprimant les obstacles au libre-échange.

Avec le classement, la Banque Mondiale encourage également les réformes foncières qui tendent à faire de la terre une marchandise, pouvant être acquise facilement par des entreprises. Dans ce processus, le classement ne prend pas en compte les droits humains, le droit à l’alimentation, les droits économiques et sociaux, la protection des travailleurs ou la gestion durable des ressources naturelles.

Qui Perd?

Les petits agriculteurs sont les plus affectés par ces politiques alors qu’ils produisent 80% de la nourriture consommé dans les pays en développement. Ils sont les garants de la sécurité alimentaire des populations, de la souveraineté alimentaire des pays, et sont de loin les principaux investisseurs dans le secteur agricole des pays en développement. C’est leur capacité à investir et à développer leurs terres qui devrait être renforcée, pas celle des multinationales.

On peut facilement nourrir la planète pour peu qu’un soutien adéquat soit apporté à la petite agriculture. La Banque Mondiale ne comprend pas cette nécessité, et avec des instruments tels que le Doing Business et le Benchmarking the Business of Agriculture, continue d’imposer de manière systématique un modèle de développement unique dominé par l’agrobusiness. Cette approche menace gravement la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire des pays en développement.

Ce qu’il faut savoir sur le business de l’accaparement des terres