Image: Highland scene in Amhara, Ethiopia. © The Oakland Institute

 

Depuis 2014, la campagne Our Land Our Business (Nos Terres, Notre Business) exige la fin des indicateurs Doing Business et Enabling the Business of Agriculture (EBA, en français « Améliorer le Climat des Affaires dans l’Agriculture » ou ACAA) de la Banque Mondiale. Ces indicateurs et leur système de classement des pays récompensent les Etats qui abaissent leurs normes environnementales, sociales, fiscales et facilitent le pillage de leurs ressources naturelles, telles que l’eau et la terre, au profit des grandes entreprises. Ces classements mettent en concurrence les pays en vue d’être perçus comme toujours plus favorables aux investissements étrangers et de recevoir les aides financières des donneurs bilatéraux et de la Banque Mondiale.

Dernières nouvelles

As World Bank Pauses Doing Business Report, Pressure Mounts for It To Be Permanently Scrapped

Source: Bretton Woods Project On 17 August, the World Bank announced that it will suspend the publication of its much-criticised Doing Business Report (DBR). According to…

Driving Dispossession Webinar – September 17, 9:30 – 11:00 AM PT

Maungdaw, Myanmar – Farm laborers and livestock in a paddy field in Warcha village April 2016. Image: FAO / Hkun Land Institute…

World Bank Must Permanently End Ideologically Driven Doing Business Rankings

The world needs development policies that serve people and planet first, not policies that focus on economic growth at all costs. By…

It Is Time to End the Controversial World Bank’s Doing Business Report

Source IPS By Isabel Ortiz and Leo Baunach NEW YORK and WASHINGTON D.C. , Sep 2 2020 (IPS) – On 27 August the World Bank announced that it…

World Bank Suspends Doing Business Report

—FOR IMMEDIATE RELEASE— September 1, 2020 Media Contact:Anuradha Mittal amittal@oaklandinstitute.org +1 510-530-5126 The Doing Business Report (DBR) has been “paused” by the…

New Laws Threaten Family Farmers and Ethnic Communities in Myanmar

The VFV Law, the Farmland Act, and the LAAR Law are designed to encourage the legal takeover of lands that millions of farmers and Indigenous people rely on for their livelihoods.

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#WorldVsBank

Les Banquiers Mondiaux

Les Banquiers Mondiaux favorisent l’accaparement des terres dans le monde entier.

Le classement Doing Business de la Banque Mondiale donne des bonnes notes aux pays quand ils favorisent le ‘climat des affaires’. Cela consiste à faciliter l’entrée et les activités des entreprises étrangères dans les pays, en réduisant par exemple les procédures administratives, les règlementations sociales et environnementales, en diminuant les taxes ou en supprimant les obstacles au libre-échange.

Avec le classement, la Banque Mondiale encourage également les réformes foncières qui tendent à faire de la terre une marchandise, pouvant être acquise facilement par des entreprises. Dans ce processus, le classement ne prend pas en compte les droits humains, le droit à l’alimentation, les droits économiques et sociaux, la protection des travailleurs ou la gestion durable des ressources naturelles.

Qui Perd?

Les petits agriculteurs sont les plus affectés par ces politiques alors qu’ils produisent 80% de la nourriture consommé dans les pays en développement. Ils sont les garants de la sécurité alimentaire des populations, de la souveraineté alimentaire des pays, et sont de loin les principaux investisseurs dans le secteur agricole des pays en développement. C’est leur capacité à investir et à développer leurs terres qui devrait être renforcée, pas celle des multinationales.

On peut facilement nourrir la planète pour peu qu’un soutien adéquat soit apporté à la petite agriculture. La Banque Mondiale ne comprend pas cette nécessité, et avec des instruments tels que le Doing Business et le Benchmarking the Business of Agriculture, continue d’imposer de manière systématique un modèle de développement unique dominé par l’agrobusiness. Cette approche menace gravement la sécurité alimentaire et la souveraineté alimentaire des pays en développement.

Ce qu’il faut savoir sur le business de l’accaparement des terres